05 Jul 2017

Antoinette fouque – « la violence contre les femmes règne partout : banale, structurelle et mondiale ». | le club de mediapart

Photo Antoinette Fouque – « La violence contre les femmes règne partout : banale, structurelle et mondiale ».  | Le Club de Mediapart

Antoinette Fouque, une militante et des mouvements

Cette théoricienne du féminisme fait partie des militantes qui ont fondé le MLF. Au début des années 80, Antoinette Fouque (http://blogs.mediapart.fr/blog/lobservatoire-de-la-misogynie/290615/antoinette-fouque-la-violence-contre-les-femmes-regne-partout-banale-structurelle) part pour les USA et se met en retrait du Mouvement de libération des femmes. Le MLF est à cette époque en proie à des luttes internes et perd de l’influence. Avec d’autres activistes, Antoinette Fouque décide de déclarer le Mouvement de libération des femmes comme une association, à la fin des années 70. Afin de prévenir une récupération par les partis politiques, le MLF a vu son sigle déposé à l'INPI.

Antoinette Fouque, une militante sur toute la planète

Lors d'une manifestation du Mouvement de libération des femmes à Paris, Antoinette Fouque agite la banderole : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! ». A l'ONU comme dans le monde entier, la militante prend la défense de la cause des femmes. Antoinette Fouque lance le Collège de Féminologie et le Club Parité 2000. Récompensée par les plus prestigieuses décorations nationales, cette militante de toujours décède à Paris au début de l'année 2014.

Antoinette Fouque, éditrice et libraire

Les Editions des femmes donnent la possibilité à Antoinette Fouque de promouvoir la création féminine. Au début de la décennie 1970, elle lance sa société d'édition, Les Editions des femmes, et au même moment les Librairies des femmes sur Marseille, Paris et Lyon. Les ouvrages dont les auteurs sont des femmes sont présentés dans sa première boutique à Saint-Germain-des-Prés.

En plus de sa mission d'enseignement, Antoinette Fouque collabore en tant que critique littéraire avec plusieurs sociétés d'édition. Avec son directeur de thèse Roland Barthes, la jeune femme obtient un DEA. C’est à cette époque qu’elle fréquente l’écrivaine féministe Monique Wittig. Antoinette Fouque a travaillé dans l'enseignement après des études universitaires en Lettres.

La féminologie, Antoinette Fouque l'explique dans plusieurs ouvrages édités entre 1989 et 2012.. La théoricienne présente une vraie détestation pour les "-isme", qui, d'après elle, réfèrent à une idéologie. Elle imagine dès lors le nom "féminologie". Antoinette Fouque n'était pas réellement en accord avec la philosophe Simone de Beauvoir et ce qu'elle défend dans "Le deuxième sexe".

Antoinette Fouque, de Marseille à Paris

Au milieu des années soixante, Antoinette Fouque donne naissance à sa fille. Elle perçoit dès lors les obstacles que rencontre une femme lorsqu’elle doit assumer ses statuts d'épouse et de mère tout en ayant un métier. Elle a de qui tenir car son père est un syndicaliste actif. Cette grande militante a vu le jour dans la cité phocéenne. Antoinette Fouque fait dans un premier temps ses études en région PACA avant de choisir La Sorbonne pour étudier les Lettres. La Marseillaise est toujours étudiante lorsqu'elle se marie.